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La copropriété

Acteurs de la copropriété

L’organisation juridique de la copropriété repose sur trois entités dont les rôles sont complémentaires. 

  • Le syndicat des copropriétaires regroupe l’ensemble des personnes propriétaires au sein de l’immeuble et prend les décisions concernant l’immeuble. 

De quoi s’agit-il ?

Le syndicat de copropriétaires est composé de l’ensemble des copropriétaires.

Il a pour principale mission de veiller à l’administration et à la conservation de l’immeuble (c’est-à-dire au maintien en bon état d’usage et de jouissance de toutes les parties communes de l’immeuble et les éléments d’équipement).

Constitution

Le syndicat est constitué sans formalité particulière. Il naît dès l’instant où la propriété d’un immeuble ou d’un groupe d’immeubles est répartie entre plusieurs personnes (au moins 2) par lots.

Lorsque la copropriété est composée de plusieurs bâtiments, plusieurs syndicats secondaires peuvent coexister en plus du syndicat principal.

Le syndicat est identifié par son nom et son siège.

Le siège est généralement fixé au lieu de situation de l’immeuble sauf si le règlement de copropriété indique qu’il s’agit du domicile du syndic de copropriété.

les notificationsmises en demeure ou signification intéressant le syndicat doivent être faites au siège (ou au domicile du syndic).

Compétences

Le syndicat de copropriétaires décide notamment :

  • du budget prévisionnel annuel,
  • des travaux nécessaires au sein de la copropriété,
  • des actes d’acquisition ou de vente pour le compte de la copropriété,
  • de la souscription d’un prêt bancaire collectif,
  • du changement de syndic,
  • des modifications éventuelles au règlement de copropriété.

Les décisions du syndicat doivent être :

  • prises en assemblée générale des copropriétaires au cours d’un vote,
  • et exécutées par le syndic de copropriété.

Le syndicat de copropriétaires peut agir en justice pour le compte de la copropriété à l’encontre notamment :

  • d’un copropriétaire (non-respect du règlement de copropriété ou impayés de charges par exemple),
  • d’un tiers (fournisseur, prestataire, artisan…).

Responsabilité

Le syndicat dispose d’une personnalité civile propre, distincte de celle de chaque copropriétaire. À ce titre, il est tenu de s’assurer contre les risques de responsabilité civile tout comme chaque copropriétaire, qu’il soit bailleur ou occupant.

Le syndicat de copropriétaires est responsable des dommages causés du fait d’un vice de construction (par exemple, malfaçon) ou d’un défaut d’entretien de l’immeuble à l’égard :

  • des copropriétaires,
  • du personnel qu’il emploie (gardien de l’immeuble, femme de ménage…),
  • des tiers (locataires notamment).

Par exemple, le retard pris par un syndicat pour réparer les parties communes peut justifier sa condamnation à indemniser le propriétaire de locaux commerciaux qui s’est trouvé dans l’impossibilité de réaliser des travaux d’aménagements intérieurs et n’a pu donner ses locaux en location.

La responsabilité du syndicat peut être engagée devant le tribunal de grande instance (TGI).

 

  • Le syndic de copropriété (professionnel ou bénévole) est chargé d’administrer l’immeuble. 

 

Conditions d’exercice

Le syndic peut aussi bien être un professionnel (personne physique exerçant en son nom propre ou une société) qu’un non professionnel choisi parmi les copropriétaires. Il doit remplir certaines conditions pour pouvoir exercer sa mission.

Le syndic professionnel doit remplir les conditions suivantes :

  • justifier d’une garantie financière suffisante destinée à assurer à la copropriété le remboursement de ses fonds en cas de faillite,
  • justifier d’une assurance responsabilité civile professionnelle,
  • posséder une carte professionnelle portant la mention syndic de copropriété délivrée par la Chambre de commerce et d’industrie (CCI).

Le syndic non professionnel peut être un copropriétaire bénévole ou exercer sous la forme coopérative (plusieurs copropriétaires choisis parmi les membres du conseil syndical).

Il n’est pas tenu d’avoir une carte professionnelle ni de présenter une garantie financière ou une assurance de responsabilité civile.

Il lui est toutefois recommandé de souscrire cette assurance car sa responsabilité peut être engagée au même titre que celle d’un professionnel.

 

  • Conseil syndical de copropriété

 

Le conseil syndical est composé de membres élus de la copropriété. Il coordonne les relations entre le syndic et copropriétaires et assure une mission consultative, d’assistance et de contrôle du syndic. Les membres du conseil syndical ne sont pas rémunérés. Ils sont élus pour un mandat qui ne peut excéder 3 ans renouvelables.

Rôle

Mission consultative

Le conseil syndical peut donner son avis ou être consulté à propos de toutes les questions concernant le syndicat des copropriétaires.

Par ailleurs, le conseil syndical est obligatoirement consulté pour :

  • la mise en concurrence des marchés et contrats lorsque leur coût dépasse un montant fixé par l’assemblée,
  • et la conclusion des contrats.

Mission d’assistance

La mission d’assistance peut porter, par exemple, sur le choix des entreprises appelées à assurer l’entretien courant de l’immeuble ou à réaliser les travaux décidés par l’assemblée générale.

La mission d’assistance est définie

  • soit dans le règlement de copropriété,
  • soit par une décision spécifique de l’assemblée des copropriétaires.

Mission de contrôle

Le conseil syndical contrôle la gestion du syndic, notamment :

  • la comptabilité du syndicat,
  • la répartition des dépenses,
  • les conditions dans lesquelles sont passés et exécutés les marchés et tous autres contrats,
  • ainsi que l’élaboration du budget prévisionnel dont il suit l’exécution.

À cet effet, le conseil syndical peut consulter tout document relatif à la gestion et l’administration de la copropriété ou intéressant le syndicat de copropriétaires notamment :

  • des dossiers,
  • des échanges (mails, lettres),
  • des registres…

Il peut librement faire des copies de ces documents.

Ces documents doivent être transmis par le syndic. En cas d’absence de transmission au-delà d’un délai d’1 mois à partir de la demande du conseil syndical, des pénalités par jour de retard peuvent être déduites sur les honoraires de base du syndic. Ces pénalités sont fixées à 15 € par jour de retard.

Composition

Le conseil syndical est composé de membres élus par le syndicat de copropriétaires.

Conditions pour être éligible

Pour être membre du conseil syndical, il faut être :

  • propriétaire dans l’immeuble (y compris associé d’une société civile immobilière),
  • ou marié ou partenaire de Pacs d’un copropriétaire,
  • ou représentant légal d’un copropriétaire,
  • ou usufruitier,
  • ou acquéreur à terme (variante de l’achat en viager).

Le syndic et son entourage (époux(se) concubin(e), partenaire de Pacs, parents, enfants, frères, sœurs) ne peuvent pas être membres du conseil syndical même s’ils sont copropriétaires dans l’immeuble. Les salariés du syndic ne peuvent pas non plus être membres du conseil syndical.

Cette règle (entourage et salarié du syndic) ne s’applique pas s’il s’agit d’un syndic fonctionnant sous la forme d’une coopérative.

Conditions pour être élu

Les membres du conseil syndical sont élus :

  • à la majorité absolue,
  • pour un mandat qui ne peut excéder 3 ans renouvelables.

À défaut de majorité (ou faute de candidat), le syndic ou tout copropriétaire peut saisir le juge du tribunal d’instance pour qu’il :

  • désigne les membres du conseil syndical avec leur accord,
  • ou constate l’impossibilité de mettre en place un conseil syndical.

Le conseil syndical élu désigne ensuite un président parmi ses membres :

  • selon les règles fixées par le règlement de copropriété,
  • ou à la majorité des membres à défaut de précision.

À savoir : le syndicat des copropriétaires peut renoncer à constituer un conseil syndical par un vote en assemblée générale à la double majorité.

Fonctionnement

Les règles de fonctionnement du conseil syndical sont fixées par :

  • le règlement de copropriété,
  • ou à défaut, par les copropriétaires à la majorité simple.

Dans l’exécution de sa mission, le conseil syndical peut :

  • prendre conseil auprès de toute personne de son choix,
  • demander un avis technique à tout professionnel spécialisé sur une question particulière (chaudière, ascenseur…).

Rémunération

Les membres du conseil syndical ne sont pas rémunérés.

Les dépenses nécessaires pour l’exécution de leur mission sont réglées par les copropriétaires par les dépenses courantes d’administration du budget prévisionnel.

Fin de mandat

Les membres du conseil syndical peuvent rompre leur mandat quand ils le souhaitent.

En cours de mandat, tout membre du conseil syndical peut être révoqué par les copropriétaires à la majorité absolue.

À noter : le conseil syndical n’est plus valablement constitué quand plus d’un quart des sièges sont vacants, quelle que soit la cause de cette vacance (maladie, démission, révocation…).

Responsabilité

Le conseil syndical n’étant pas doté de la personnalité morale, sa responsabilité ne peut pas être engagée.

Membres du conseil syndical

Chacun des membres du conseil syndical peut voir sa responsabilité personnelle engagée dans l’exécution de sa mission, par exemple pour :

  • défaut de contrôle de la gestion du syndic,
  • dépenses illégales,
  • entente frauduleuse avec le syndic ou un artisan…

Il est donc recommandé à chacun des membres d’être couvert par une assurance responsabilité civile.

Documents de copropriété

La loi du 23 novembre 2018 dite loi Élan indique que le syndic de copropriété doit proposer aux copropriétaires un accès en ligne des documents relatifs à la gestion de la copropriété.

Un décret du 23 mai 2019 détermine la liste minimale des différents documents mis à la disposition des copropriétaires dans l’espace dématérialisé.Ce texte s’applique à partir du 1er juillet 2020.

Les informations contenues dans cette page restent d’actualité et seront modifiées dès l’entrée en vigueur du texte.

Règlement de copropriété

Le règlement de copropriété est un document écrit qui définit les règles de fonctionnement de l’immeuble et précise les droits et les obligations des copropriétaires. Les modifications du règlement de copropriété obéissent à des règles de vote distinctes selon leur nature. Le syndic de copropriété est responsable de son application.

De quoi s’agit-il ?

Le règlement de copropriété est un document écrit qui définit l’organisation et le fonctionnement de l’immeuble.

Il est obligatoire et doit être rédigé par un professionnel (un notaire par exemple, ).

Le règlement de copropriété s’impose aux locataires et aux copropriétaires de l’immeuble. Le syndic est responsable de son application.

Contenu

Règles de vie pratique

Le règlement de copropriété fixe les règles de vie au sein de l’immeuble, notamment :

  • les conditions de jouissance des parties privatives (par exemples, autorisation ou interdiction d’accrocher du linge aux fenêtres, limitation de travaux à certains jours et horaires),
  • les conditions d’utilisation des parties communes (par exemples, usage du garage du local à vélo, jouissance exclusive de certaines parties, horaires d’ouvertures de certains locaux),
  • la destination de l’immeuble (par exemples, usage professionnel ou usage mixte, limites éventuelles à certaines activités),
  • l’existence de parties communes spéciales et parties communes à jouissance privative.

Règles de gestion

Le règlement de copropriété détermine l’organisation de la copropriété, notamment :

  • la répartition des charges entre copropriétaires et la méthode de calcul pour établir les quotes-parts de chacun,
  • les règles relatives à l’administration des parties communes,
  • l’état descriptif de division de l’immeuble identifiant chaque lot de copropriété par numéro suivi des informations relatives à chacun d’eux (inventaire des lots privatifs).

Communication

Une copie du règlement de copropriété doit être remise au copropriétaire du lot et au locataire si le logement est loué.

En cas de perte du règlement de copropriété, il est possible d’obtenir une copie auprès :

  • de votre bailleur si vous êtes locataire,
  • ou d’un autre copropriétaire, notamment membre du conseil syndical si vous êtes copropriétaire.

Si personne n’a pu vous fournir de copie du règlement, vous pouvez la demander au syndic. Toutefois, celui-ci n’est pas tenu d’accepter et peut par ailleurs prévoir une facturation pour rendre ce service (frais variables en fonction du contrat de syndic).

Vous pouvez également obtenir une copie du règlement de copropriété auprès du service de publicité foncière. La demande est à faire par le biais d’un formulaire qui diffère selon la date d’enregistrement du règlement de copropriété (avant ou après 1956). La demande de copie auprès du service de publicité foncière coûte 30 €.

Modification

Toute modification du règlement de copropriété doit être autorisée par un vote en assemblée générale. La question de la modification doit être inscrite à l’ordre du jour de l’assemblée générale.

Le vote des copropriétaires diffère selon la nature de la modification.

  • Répartition des charges
  • Destination de l’immeuble
  • Utilisation des parties communes et privatives
  • Mise en conformité du règlement avec la loi

Application

Le syndic doit assurer le respect des dispositions du règlement de copropriété. Par exemple, en cas de stationnement gênant ou abusif, le syndic doit avertir la personne concernée par courrier pour lui rappeler les règles applicables.

Attention : Si la personne qui contrevient au règlement de copropriété est locataire, la responsabilité du copropriétaire-bailleur peut être engagée s’il n’agit pas pour faire cesser les troubles.

Si le règlement de copropriété n’est pas respecté, le TGI peut être saisi par :

  • le syndicat des copropriétaires,
  • le syndic,
  • n’importe quel copropriétaire.

Dans tous les cas, un constat d’huissier est nécessaire pour faire constater l’infraction au règlement de copropriété.

S’il s’agit d’un trouble manifestement illicite (vente de stupéfiants par exemple), le syndic peut engager directement un référé devant le tribunal de grande instance (TGI).

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